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Préambule :
Notre chevauchée en moins de 13h est basée sur les principes
suivants : un départ prudent et une alternance
course-marche. Le rythme que je vous propose n’est pas le seul
possible (nous passerons par exemple 22 minutes plus tard au 35ème
kilomètre que l’allure proposée par mon homologue Stéphane Wagemans,
également pour finir en moins de 13h. Aucune allure n’est préférable à
l’autre, c’est à vous de choisir votre meneur d’allure le plus adapté à
vos capacités). Il
s’agit d’un rythme prévu pour les coureurs ne connaissant pas encore
trop leurs possibilités sur courses longues ou débutant sur 100
kilomètres. Pour
éviter de s'emballer de trop, je vous propose d'alterner 7 minutes de
course (à un peu de moins de 9 km/h) et 1 minute de marche (à 6 km/h).
Bien entendu cette rotation sera adaptée en fonction du relief (dans
Tiergues, à l’aller, ce ne sera que marche par exemple). Ainsi, vous
avez un peu recours à la marche. Certes, me direz-vous, mais notre
sport est la course à pied - alors pourquoi marcher ? *
D'une cela évite de se laisser aspirer par le peloton des coureurs
(dont nous en reverrons une bonne partie dans la montée du viaduc au
50ème kilomètre). Une bonne maîtrise des courses longues distances
réside dans la capacité du coureur à prendre un départ prudent *
D'autre part c'est vous qui choisissez de marcher (c'est certes
frustrant mais vous dominez votre corps). Alors que si on court
intégralement, le risque est grand qu'au 70ème kilomètre, vous n'ayez
plus le choix entre marcher et courir et que vous deviez rejoindre
Millau au prix d'une marche forcée désagréable. Cordialement Jean-Hervé
Duchesne alias Beaujo’ |
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Commentaires |
km |
Temps
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km
0 --> km 20: Ca monte en léger faux plat sur la rive droite du
Tarn, soyons prudents dans l'euphorie du départ. Pour éviter de
s'emballer de trop, nous alternerons dès le début notre alternance de
course (7 minutes de course à un peu de moins de 9 km/h) et de marche
(à 6 km/h). Donc
prudence, prudence, sur ces 20 premiers kilomètres, n'ayons pas honte
de fractionner, ni de nous laisser doubler par les coureurs soit
meilleurs que nous, soit moins prudents: je vous rappelle que notre
objectif commun n'est pas de courir sur toute la distance mais de
"boucler" Millau en moins de 13h. |
5 |
00:36:15 |
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10 |
01:12:30 |
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15 |
01:48:45 |
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20 |
02:25:00 |
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km
20 --> km 30: Après le 20ème kilomètre, à Rozier, on traverse le
Tarn, on change de rive et on fait demi-tour. Après les longues
portions assez roulantes, le paysage change (forêt) et on attaque une
succession de petits coups de cul. C'est joli, c'est plaisant, mais il
ne faut pas se griller dans les montées, ni se laisser aspirer dans les
descentes. Nous continuerons notre alternance course et marche, en la
faisant coïncider avec le relief: marche dans les pourcentages élevés,
course en descente et sur le plat. Ainsi, nous avancerons, sans devoir
puiser dans nos forces. Notre vitesse moyenne va un peu baisser (8'30
par kilomètre), mais le but, c'est bien d'arriver à Millau , hein, pas
de jouer les gros bras au début et de se traîner à la fin. |
25 |
03:07:30 |
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30 |
03:50:00 |
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km
30 --> km 40: C'est parti pour une longue portion légèrement
descendante vers Millau. Le risque est de se laisser griser, surtout
que le retour sur Millau sent déjà le retour aux écuries et que les
marathoniens (qui auront pris le départ en même temps que nous) peuvent
accélérer sur cette portion. Toujours prudence donc. Alternance de 7
minutes de courses (à un peu moins de 10 km/h, en profitant des
descentes) et de marche (à 6 km/h). Nous garderons ce rythme jusqu'au
passage au 42ème kilomètre dans le parc de la Victoire |
35 |
04:22:30 |
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40 |
04:55:00 |
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km
40 --> km 45: Sortie de Millau, attention aux coups de déprime
qui peuvent guetter certains coureurs. Les jambes peuvent commencer à
sembler lourdes, l'arrivée est encore très loin, et en plus … on
s'éloigne peu à peu du point d'arrivée, avec en perspective les
portions les plus dures. Pas de panique, nous allons poursuivre
sagement notre progression. De la course à allure modérée, de la marche
pour récupérer, toujours à notre petit train moyen de 7'15 au kilomètre. |
45 |
05:31:15 |
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km
45 --> km 50: Attention au kilomètre 47, à la sortie de Millau:
la première grosse difficulté se présente: la montée vers le viaduc. 2
km. C'est impressionnant, mais en fait c’est surtout visuellement que
ça impressionne : c'est une montée toute droite et, d'en bas,
nous ne verrons que des dos de coureurs qui marchent. Une fois dedans,
en fait, elle n'est pas très impressionnante. Cette
montée, et bien, je vous propose de l’aborder en courant ! Non, je
rigole, enfin, pas tant que ça. Nous allons alterner marche et course à
fréquence importante. 30" de course - 1 minute de marche. Jusqu'en
haut. Pourquoi ? *
d'abord pour le fun, notre sport c'est la course à pied, non ? *
ensuite pour la frime, ça fait du bien au moral de commencer à doubler
d'autres coureurs *
pour tester votre suiveur ensuite: nous verrons les suiveurs qui
peuvent tenir le rythme et ceux qui vont se faire décrocher. Là aussi,
moralement, c'est bon de lâcher dans cette montée nos suiveurs à vélo.
Et puis on pourra un peu les chambrer. *
et enfin (et surtout) parce que musculairement, c'est intéressant de
courir en côte car ce sont d'autres muscles qui travaillent. Cela va
donc faire un peu mal de courir en montant (bon, si vous ne vouliez pas
avoir mal, fallait pas vous inscrire à un 100 bornes aussi), mais nous
allons remettre nos cuisses et nos mollets dans l'ordre et du coup,
quand nous serons à nouveau sur le plat, nous aurons une grande
impression de facilité. Donc
sur les portions de 30" de course, faudra faire attention à bien
respirer, éviter de regarder le haut de la côte (jamais bon pour le
moral), se féliciter de doubler les coureurs qui marchent (nous serons
quasiment les seuls à courir), et se dire que les douleurs aux cuisses
disparaîtront dès que nous reprendront la marche. Prévoyez donc dans
vos dernières semaines d'entraînement de gravir des côtes de 2
kilomètres environ avec une pente moyenne de 6%. Personnellement, c'est
ma dominante pour les 4 dernières semaines, faire des allers-retours
dans une montée: descentes à allure suffisamment vive pour que les
cuisses tapent bien, montée tranquillement en souplesse en maîtrisant
mon souffle (respiration par le diaphragme pour ceux qui connaissent) A
ce rythme, la côte va être vite avalée. Puis
ce sera la descente. On passe à mi-course: 6h08 dans nos prévisions,
cela nous laisse 6h52 pour la 2ème partie, mais c'est celle où se
concentrent les difficultés et ...
notre fatigue. Autant le dire tout de suite, cette
descente, je ne l'aime pas, mais elle est appréciée de la plupart des
coureurs. Je trouve qu'elle brise les cuisses. Mais bon, ça descend, on
ne va pas se plaindre en plus dans les descentes, non ? Direction
Saint-Georges au km 53. |
50 |
06:08:00 |
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km
50 --> km 60: A Saint-Georges, on attaque un long faux plat
jusqu'à Saint-Rome, c'est droit, mais c'est roulant. Personnellement,
j'aime bien cette partie, notre groupe sera réduit, et nous pourrons
faire d’avantage connaissance. Les distractions viennent d'en face
puisque nous commencerons à croiser les coureurs en tête de course qui
seront eux de retour vers Millau. Pas de grosses difficultés
techniques, juste rester frais avant d'entamer Tiergues. Nous garderons
donc notre ligne de conduite: course (7') et marche (1'). Avec le faux
plat et la fatigue, notre allure moyenne risque de diminuer un peu, aux
alentours de 7'45 au kilomètre. |
55 |
06:45:30 |
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60 |
07:24:15 |
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km
60 --> km 65: Tiergues: on y est. Haut lieu de l'ultra. Ici pas
la peine de faire le malin. Je vous propose d'y aller en marchant.
D'ailleurs, à part les 10 premiers (et encore …) tout le monde y marche
à un moment où à un autre. Donc, pour nous, ce sera humilité et marche.
Inutile d'y jouer les cadors. |
65 |
08:05:00 |
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km
65 --> km 70: Redescente vers Saint-Affrique. Ca descend, ça
descend et ça descend encore pendant 5, 5 km. Dès le sommet nous
essayerons d'allonger la foulée : après la montée en marchant,
il faut parfois se faire un peu violence mais cela évite de courir avec
une foulée étriquée. Inutile de songer au ravito du 65ème. Située dans
le col, entre montée et descente, dans le vent, c'est un casse patte
parfait. Ensuite,
on se laisse porter dans la descente. Inutile de penser à la remontée
au retour, chaque chose en son temps. L'arrivée sur Saint-Affrique fait
chauffer les cuisses, d'où l'intérêt de bien s'entraîner en descente
ces dernières semaines avant l’épreuve. |
70 |
08:40:00 |
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km
70 --> km 75: Ravito de Saint-Affrique. On ne s'y attardera pas.
Plus vous y serez fatigué ou en difficulté morale, et moins il faudra y
rester. C'est un piège: la nuit tombe, c'est accueillant … Nous en
repartirons après avoir pointé. La remontée: on s'en fait tout un
monde, mais elle passe relativement bien. Nous reprendrons notre rythme
1 minutes de marche - 30" de course. Pour les plus fatigués d'entre
nous, ou les moins bons grimpeurs, il faudra serrer les dents. Si nous
basculons ensemble au sommet, alors vous aurez atteint votre objectif
de 13h (nous ferons la dernière côte du viaduc ensemble en marchant) |
75 |
09:30:00 |
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km
75 --> km 80: Redescente de Tiergues, repassage à Saint-Rome,
c’est pareil, mais dans l’autre sens, et de nuit. |
80 |
10:13:00 |
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km
80 --> km 90: Re-faux plat, dans le sens descendant cette fois
vers Saint-Georges. Il y fera nuit, rien de compliqué, on reste
ensemble, on marche un peu de temps en temps. Il ne faudra pas oublier
de manger, car on sent l'arrivée à portée de main, mais cela nécessite
encore un peu d'énergie (quasiment 3h d’efforts depuis Saint-Rome).
Seul risque: se heurter dans le noir aux coureurs en plus de 16h qui
arrivent en face, sur le même côté de la route. |
85 |
10:50:30 |
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90 |
11:28:00 |
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km
90 --> km 100: Dernière difficulté: la remontée de la côte du
Viaduc. Celle là, je vous propose de la faire en marchant. Les plus
frais d'entre nous auront leur bon de sortie pour finir en trombe. La
course est achevée au sommet. Ensuite une descente libératrice,
l'arrivée dans Millau, des petites rues, un sentiment de fierté: vous
tenez votre objectif. Parc Sainte-Victoire, l'arrivée, des sourires
pour les uns, des larmes de fatigue pour les autres, les jambes qui
durcissent, les souvenirs qui s'ancrent. Millau en moins de 13h, c'est
fait. L’an
prochain, on se la tente ensemble en moins de 12h ? |
95 |
12:22:00 |
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Arrivée |
12:55:00 |
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