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Courez à la bonne fréquence cardiaque |
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Pour obtenir les meilleurs effets sur vos fonctions aérobies, il est indispensable de définir avec précision les zones dans lesquelles il vous faudra vous situer à l’entraînement. Respectez les indications de votre
compte-tours On croise trop souvent des coureurs
à la limite de la
détresse respiratoire. Cela n’est ni efficace ni source de plaisir et
d’épanouissement. Si
vous êtes
suffisamment patient, vous constaterez bien vite que pour une même
fréquence
cardiaque votre vitesse augmente. Alors qu’à l’inverse, le débutant qui
court à
la limite de l’essoufflement, battant à chaque sortie son temps de
référence
sur son parcours fétiche, voit ses progrès d’abord spectaculaires, très
rapidement stagner pour même parfois régresser. Respecter vos plages de
fréquences cardiaques va vous permettre d’apprendre à connaître les
réactions
de votre corps à l’effort afin de mieux les maîtriser. Ce contrôle
quasi
permanent de l’intensité de votre exercice, tel un pilote ayant
toujours un œil
sur le compte-tours de son véhicule, vous offre la possibilité d’avoir
des informations personnalisées sur
votre pratique et de suivre votre
progression en tout sécurité pour votre santé. Plusieurs méthodes de calcul pour différents niveaux de pratique Pour déterminer les zones de fréquence dans lesquelles vous devez vous situer, plusieurs méthodes sont possibles. Nous avons vu (ici) que la fréquence cardiaque maximale est une donnée essentielle qui sert de référence. Mais aussi que la précision de sa définition dépend des protocoles, sachant que plus on se rapproche d'une mesure sur le terrain, plus celle -ci est juste. il en est de même pour établir vos zones de travail personnelles. Si
vous débutez : 200- l’âge En
fonction de la méthode d’évaluation employée pour établir
les plages cardiaques dans lesquelles vous allez courir, vous
constaterez des
différences dans la mise en pratique concrète. Si c’est la formule
d’Astrand
que vous avez utilisé, sachez qu’elle ne s’applique que si vous êtes
débutant.
En effet, le célèbre professeur avait basé son étude sur un
échantillonnage
standard de la population et non exclusivement sur des sportifs.
220-âge ne
sera donc un indicateur fiable qu’à la condition que vous vous lanciez
dans la
course depuis peu et sans passé sportif important. Si
vous êtes dans ce cas de figure, programmez une intensité
de 70% de votre FCM. Par exemple, si vous avez 40 ans cela
donne : 220
- 40 = 180 pulsations/minutes 180 x 70% = 126 pulsations/minutes Si vous êtes un coureur régulier : Karvonen Si votre motivation ne faiblit pas, vous deviendrez un pratiquant réguler. Il sera alors temps de modifier quelque peu vos références et votre entraînement.A ces fins, la formule de Karvonen est plus précise. Elle permet de déterminer votre fréquence cardiaque d’entraînement (FCE) avec plus d’exactitude, en Votre fréquence cardiaque d’entraînement s’étalonne en multipliant la FCRéserve par le pourcentage d’intensité voulu puis en lui ajoutant la fréquence cardiaque de repos. FCE = (FCRéserve x pourcentage)/100+FCRepos Par exemple, avec une FCM de 180 et une FCRepos de 50 ; ma FCRéserve est de : 180-50 = 130. Pour courir à 70% de ma VMA, je
dois être à (130x70%)/100+50.
C’est à dire : 91+50=141. Si
vous performez : le test de terrain Cette
troisième procédure est sans conteste la plus fiable.
Individualisée, elle permet une prise en compte toute particulière du
coureur,
offrant ainsi toutes les garanties nécessaires à la gestion optimale du
potentiel de l’athlète. Elle présente néanmoins quelques contraintes,
puisqu’elle oblige à aller sur le terrain pour mesurer les fréquences
cardiaques, à l’opposé des deux autres qui ne nécessitent qu’un simple
calcul. Laissez-vous une marge Bien
entendu, vous ne devez pas vous fixez de manière
absolue sur ce chiffre. Une marge de trois pulsations environ en plus
et en
moins est acceptable. Si vous possédez un modèle avec lequel vous
pouvez
programmez des plages de travail ; comme c’est le cas avec la
plupart des
appareils aujourd’hui, basez vous alors entre 123 et 129
pulsations/minute.
Lors de votre entraînement, le cardiofréquencemètre vous signalera par
une
sonnerie les moments où vous vous situerez en dehors de la zone cible.
Faites
en sorte de rester dans la plage cardiaque prévue. C’est à dire dans
cet
exemple, celle d’une footing à intensité modérée. Celle qui est
conseillée
lorsque vous débutez. Cette méthode vous évitera l’écueil qui guette
tout
débutant, courir trop vite. Même si ces allures vous paraissent
extrêmement
lentes, efforcez vous de les respectez. Votre progression est à ce
prix. Déterminer
une
fréquence de footing La
méthode la plus simple est celle du calcul indirect avec
la formule de Karvonen. Il est en effet contraignant d’effectuer un
footing sur
un parcours mesuré avec l’œil rivé sur votre appareil afin d’évaluer
vos
fréquences à telle ou telle vitesse. D’autent que ce type
d’entraînement ne
nécessite pas une précision absolue. Une variation de 3 pulsations en
plus ou
en moins est largement tolérable. Mais si vous êtes à la recherche
d’une grande
précision c’est une option envisageable. Déterminer
une
fréquence de fractionné La
méthode appropriée est celle qui consiste à établir un
lien direct entre vitesse de course et FC. Dans ce cas, il faut
effectuer une
séance en début de cycle, sur piste ou parcours étalonné, afin de noter
à
quelles pulsations correspond la vitesse en question. Ensuite, en se
servant
des valeurs relevées, on peut effectuer son entraînement en nature avec
l’assurance de réaliser un travail similaire à celui que l’on
exécuterait sur
terrains mesurés. Là encore, une variation de 3 pulsations en plus ou
en moins
est acceptable. Les
valeurs retenues pourront également servir d’éléments de
comparaison au cours de la période pour mesurer les progrès. Par
exemple, une
baisse des fréquences pour une même vitesse de course est un signe de
progression. Il indique en effet une économie de course pour une même
intensit Déterminer
une fréquence de compétition L’usage
du CFM en course est un sujet qui fait débat. Votre
appareil ne doit vous dicter votre façon de courir. Cependant, il peut
s’avérer
utile pour gérer vos allures en début de course. Si
vous avez des repères sur des épreuves similaires à celle
que vous préparez, servez vous en car ils seront les plus fiables.
Sinon,
programmez une fréquence théorique avec ce que cela comporte
d’imprécision. Pour
un 10km : 90 à 95% de votre FCM Pour
un semi-marathon : 85 à 90% de votre FCM Pour
un marathon : 80 à 85% de votre FCM Pour un 100km : 65 à 75% de votre FCM |
Utilisez les bons outils |
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