retour à la page d'accueil du site La préparation psychologique du 100 km retour à la page entraînement

100 km ? ! ? !
Les réactions vont de l’étonnement (100km en courant ? ?), à l’admiration (pfff !! déjà en voiture…), en passant par l’agacement (ce n’est pas de l’athlétisme ! !) ou la suspicion (c’est inhumain, comment peut on réaliser de tels efforts ?)
Quoi qu’il en soit, cette épreuve ne laisse personne indifférent.

Si les qualités physiques nécessaires sont logiquement identifiables, on a coutume de mettre en avant les qualités mentales pour se lancer dans ce type d’épreuve.
En effet, courir 7, 8 voire même 10 heures et plus n’est pas banal. On se lance dans une véritable aventure dont on ne connaît pas l’issue  et la préparation psychologique, pour ce genre d' épreuve où le mental est important, ne doit pas être négligée.

La sortie longue pour se mettre en condition

Elle se travaille tout d’abord dans le cadre des sorties longues où l’on va s’habituer à « durer » et améliorer son rendement en course en courant à la vitesse de compétition.
Ces séances serviront aussi à se rassurer, c’est à dire à mieux appréhender la notion de distance qui peut effrayer le novice, même s’il n’est pas question de répéter ou même d’approcher la distance visée.
Ici, il s’agira à l’entraîneur de savoir être  persuasif afin de faire comprendre à l’athlète qu’il est inutile et même dangereux de vouloir reproduire  à l’entraînement ce que l’on va chercher à accomplir en compétition.
Pourtant la tentation est grande de vouloir se tester pour savoir si l’on est capable de réaliser le défi que l’on s’est fixé.
Comme pour le marathon, et plus encore, il n’est pas nécessaire d’aller jusque de telles extrémités. C’est un des aspects de la préparation psychologique.
En testant dans le cadre de ces séances (qui doivent être de véritable répétitions générales), les problèmes d’ « intendance » propres à ce genre d’épreuve (chaussures et tenues adaptées, ravitaillement, coordination avec le suiveur, etc….) on se prépare à arriver le jour J, libéré de ces soucis qui peuvent réduire à néant des mois de préparation.

S'imaginer un plan de course 

Si la durée de ces épreuves peut paraître effrayante, on se place, en fait, lorsque l’on aborde ces courses dans une certaine logique.
On sait que l’on part pour 7-9 ou 12 heures et on gère inconsciemment le temps en fonction de cela.
Les notions de distance n’ont pas le même sens. De même qu’un coureur de 1500m gèrera son cross de 10km,.le coureur de 100km va se fixer un plan de course pour appréhender la durée.
Comme pour n’importe quelle épreuve, on fait dans ce cas abstraction d’une partie de la course :
-le premier quart ne compte pas, c’est de l’échauffement. Je dois respecter à la lettre les temps de passage prévus .
-à la moitié : la course débute seulement. Je dois arriver au ¾ avec des réserves
-dernier quart : les choses sérieuses commencent ! Je dois m’accrocher, finir….

Ne pas se laisser abuser par des impressions trompeuses

Ce qui pose problème sur 100km, c’est que la vitesse de course n’est pas un repère physiologique fiable. En effet, la lenteur qu’impose au départ la nécessité d’aller au bout, peut amener le coureur à une impression de facilité trompeuse qui peut l’inciter à augmenter l’allure et condamner ainsi toutes ses chances de réussite. Là encore, un travail de réflexion au préalable avec l’entraîneur doit permettre d’établir un plan de course (il vaut mieux ne pas être trop ambitieux) qu’il faudra respecter à la lettre. Une répétition, grandeur nature, dans le cadre d’une course où l’on retrouvera tous les ingrédients de la compétition peut permettre avantageusement de régler tous ces petits problèmes. Un marathon dans ce cas, est le meilleur des tests. Comme on a pu le voir, la préparation psychologique pour le 100km prend avant tout en compte les particularités de cette course. Souvent décidé comme un défi vis à vis de soi même, le choix d’un telle épreuve est la preuve d’une certaine volonté du coureur de vouloir aller plus loin dans sa pratique. Cette volonté ne doit pas occulter une approche raisonnée qui doit permettre de transformer le défi en réussite et en accomplissement pour l’athlète.

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