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L'Homéopatie |
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Soulager
les patients atteints de cancer. Contribuer au
rétablissement postopératoire des fonctions de
l'intestin. |
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Soulager
les enfants souffrant de diarrhée. Soulager les
symptômes de l'ostéoarthrite et de l'arthrite
rhumatoïde. Contribuer au soulagement des symptômes
de la fibromyalgie. Contribuer au traitement et à la
prévention des infections des voies respiratoires
supérieures (otite, sinusite, pharyngite, amygdalite).
Contribuer au traitement de la grippe (influenza). |
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Réduire
les symptômes de rhinite allergique (rhume des foins).
Contribuer au traitement de l'asthme chronique. Soulager les douleurs
à la suite d'une chirurgie. Prévenir les
céphalées et les migraines. Contribuer au
traitement de la dépression. Réduire les niveaux
d'anxiété. Aider les enfants atteints du trouble
de déficit de l'attention/hyperactivité.
Réduire les pertes sanguines à la suite de
l'accouchement. Réduire les symptômes de la
ménopause. Soulager le syndrome prémenstruel.
Réduire les symptômes des patients atteints du
virus de l'immunodéficience humaine (VIH). |
Technique
thérapeutique unique en son genre suscitant toujours
beaucoup de controverse,
l'homéopathie est pratiquée un peu partout dans
le monde tant par des médecins,
des dentistes et des vétérinaires que des
naturopathes, des chiropraticiens,
des praticiens de la médecine ayurvédique, et de
nombreux autres professionnels
de la santé.
Créée
au début du XIXe siècle
par Samuel Hahnemann, elle repose
essentiellement sur deux fondements :
Ni
l'un ni l'autre de ces fondements n'a, à ce jour, recueilli
l'assentiment de la
communauté scientifique. La loi de similitude
s'oppose à l'approche
médicale classique qui, pour combattre la maladie, se base
sur des médicaments
dont le but est d'éliminer les symptômes ou de
détruire les agresseurs :
on donne un médicament qui fait tomber la fièvre
lorsque la température du
patient est jugée trop élevée, un
antibiotique qui détruit les bactéries
responsables d'une infection, un antiacide pour contrer
l'hyperacidité
gastrique, un hypotenseur pour corriger l'hypertension
artérielle, etc. C'est
ce qu'on nomme « l'allopathie », allo
signifiant
« différent ».
Quant
au procédé des hautes dilutions,
il va à contre-courant de la
pharmacologie moderne qui se fonde sur l'activité biologique
de molécules
précises : du point de vue du chimiste, tout effet
thérapeutique est
attribuable à des molécules
spécifiques. Or, dans la majorité des
préparations
homéopathiques, on ne trouve plus ces molécules.
Par
conséquent, il n'y a rien d'étonnant à
ce que le sujet ait provoqué dans le
passé - et provoque toujours - de
très vifs débats parmi les
scientifiques. Malgré cela, les remèdes
homéopathiques soignent des malades
depuis deux cents ans et rien n'indique que la popularité de
cette
thérapeutique soit en déclin, ni
auprès des professionnels de la santé qui y
ont recours, ni auprès des patients qui la
reçoivent.
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Deux cents ans
d'histoire
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En 1790,
tandis que Samuel Hahnemann traduisait la Materia Medica
d'un médecin
écossais, il se trouva en désaccord avec ce
dernier qui attribuait directement
à l'amertume et à l'astringence
de l'écorce de Quinquina (dont on tira
plus tard la quinine) son
efficacité dans le traitement de la malaria. Il remarqua,
à juste titre, que
d'autres plantes pourtant tout aussi amères et astringentes
n'avaient aucun
effet contre la maladie. Par curiosité, il prit un peu de
l'écorce durant
quelques jours et découvrit que la substance provoquait chez
lui des symptômes
similaires à ceux de la malaria, notamment des
fièvres intermittentes et de la
diarrhée.
Cela
lui rappela la loi de similitude,
évoquée dans le Cursus
Hippocraticus. Six ans plus tard (1796), il publiait, dans
une revue
scientifique, un essai sur « une nouvelle approche
pour identifier les
propriétés curatives des
médicaments ». Depuis sa
première expérience avec
l'écorce de Quinquina, il avait
expérimenté sur lui-même, ainsi que sur
ses collaborateurs et ses proches, diverses substances dont il avait pu
établir
la pathogénie, c'est-à-dire l'ensemble des
symptômes provoqués par
l'administration expérimentale d'un médicament
à un sujet sain. Il avait
également développé la technique des
dilutions afin de contourner le problème
de la toxicité de certains produits. C'étaient
les débuts de l'homéopathie.
En 1799,
les idées d'Hahnemann gagnèrent de la
crédibilité lorsqu'il réussit,
grâce à un
remède homéopathique, à
prévenir et à traiter la scarlatine qui
atteignait des
proportions épidémiques en Allemagne.
En 1810, il publiait l'Organon
medical qui devait constituer le véritable manuel
fondateur de
l'homéopathie. Cette technique thérapeutique
connut un remarquable essor en
Europe et fut introduite en Amérique en 1825 par
Hans Burch Gram, un
médecin natif de Boston qui avait
étudié l'homéopathie en Europe.
La
première école médicale
américaine d'homéopathie, le Hahnemann Medical
College
and Hospital, fut fondée en 1835. En 1849,
pendant que le choléra
faisait rage dans la ville de Cincinnati, deux homéopathes
publièrent des
statistiques indiquant que seulement 3 % des
1 116 patients
qu'ils avaient traités étaient morts des suites
de la maladie. Pourtant, à
cette époque, on estimait que de 33 % à
50 % des patients atteints de
cette maladie en mouraient.
Entre
la fin du XIXe et le début
du XXe siècle, la
pratique de l'homéopathie connut un très grand
essor en Europe et en Amérique
du Nord. Toutefois, au XXe siècle,
la création de
médicaments allopathiques d'une extrême
efficacité, comme les antibiotiques,
fit beaucoup reculer la pratique de l'homéopathie. Il faudra
attendre la fin de
ce siècle pour voir apparaître un regain
d'intérêt pour la technique.
À
l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), on faisait remarquer,
en 1994, que
l'homéopathie avait été
intégrée avec succès aux
systèmes de santé publique de
plusieurs pays dont l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Inde, le
Pakistan,
le Sri Lanka et le Mexique. En France, en Angleterre et en Allemagne,
on
dénombre environ
11 000 médecins qui pratiquent
l'homéopathie, et ils
sont 10 000 à le faire en
Amérique latine. En Angleterre, 42 %
des médecins qui ne pratiquent pas l'homéopathie
n'hésitent pas à référer
leurs
patients à un homéopathe.
L'homéopathie
se base sur la prémisse que le corps possède
« l'énergie vitale »
requise pour générer un processus naturel de
guérison. À partir de cette
prémisse, Hahnemann soutenait, à l'encontre de la
tendance dominante des
scientifiques - de son époque et
d'aujourd'hui -, qu'il importait
moins de connaître la cause spécifique de la
maladie que de trouver les moyens
de stimuler le processus naturel de guérison
inhérent à tout organisme vivant.
Ainsi,
l'homéopathe s'efforce d'identifier minutieusement tous les
symptômes du
patient afin de déclencher ou de soutenir le processus de
guérison
correspondant. Le praticien cherchera donc à savoir quand et
comment les
symptômes se manifestent, ce qui les amplifie ou en diminue
l'intensité, les
heures où ils apparaissent, les actions qui les exacerbent
ou les soulagent,
etc.
Ainsi,
deux patients souffrant de la même maladie au sens de la
médecine classique,
pourraient se voir prescrire des remèdes
homéopathiques différents parce que
leur « constitution »
diffère ou que leurs symptômes
spécifiques ne
sont pas les mêmes (ils ont le
« même » rhume, mais
pas les mêmes
écoulements nasaux, par exemple). Les homéopathes
disposent aujourd'hui de bases
de données informatisées qui les aident
à choisir les remèdes en fonction des
innombrables combinaisons de symptômes et de constitutions de
leurs patients.
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Les dilutions Une
préparation homéopathique qui porte la
mention 6X désigne un remède dans lequel
l'extrait original a été dilué
(généralement dans un mélange d'eau et
d'alcool) six fois à raison d'une part de l'extrait pour
neuf parts de solvant chaque fois. C'est ce qu'on appelle une basse
dilution ou une dilution décimale. À chaque
étape (six dans le cas présent), le
mélange aura été dynamisé
en lui imprimant 100 secousses. On trouve également
des dilutions centésimales (une part de l'extrait original
pour 99 parts de solvant, à chaque dilution) qui
sont désignées par la lettre C, et des
dilutions « millisimales »
portant la lettre M (une part d'extrait pour
999 parts de solvant). Ces deux derniers types de
préparation constituent des hautes dilutions. On
voit souvent la lettre H (pour Hahnemann) accolée
aux symboles X, C ou M (par
exemple, 30CH). Cela identifie les dilutions hahnemanniennes que nous
venons de décrire. Certaines dilutions sont
préparées suivant un
procédé légèrement
différent mis au point par un autre homéopathe
contemporain d'Hahnemann, le docteur Korsakov. Les dilutions
korsakoviennes, qui sont généralement
identifiées par un K, seraient plus efficaces que
les hahnemanniennes en basses dilutions, mais les deux
procédés donneraient des résultats
équivalents en haute dilution. |
En
homéopathie, on estime que les remèdes
préparés en haute dilution sont plus
puissants que ceux qui sont préparés en basse
dilution. Une fois l'extrait
dilué, il est présenté sous forme de
comprimés, de granules (petites boules
solubles, dont la base est généralement du
sucrose, qu'on laisse fondre sous la
langue) ou de solutions que l'on prend quelques gouttes à la
fois. Pour les
usages topiques, on trouve également certaines
préparations homéopathiques sous
la forme de lotions ou d'onguents.
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Que dilue-t-on? Les
produits souches utilisés pour fabriquer les
médicaments homéopathiques peuvent être
d'origine végétale, animale ou
minérale. Parfois, la relation entre le produit et
l'affection traitée paraît assez logique. Apis
mellifica - du venin d'abeilles dilué - sert
à traiter les piqûres d'abeilles. De
même, l'huile d'une plante, l'Arnica montana,
qui était traditionnellement utilisée pour
soigner les contusions et les entorses, retrouve un usage semblable en
homéopathie. Par
contre, dans d'autres cas, la relation est plus étonnante.
Ainsi, le venin de la vipère Lachesis mutus
est utilisé contre certains troubles de la
ménopause; et Arsenicum album
(tiré de l'arsenic, un métal lourd
très toxique) est recommandé contre certaines
maladies de peau et divers types de rhume. Mentionnons
également que l'Oscillococcinum, un
« casse-grippe », et l'un des
médicaments homéopathiques les plus vendus, est
fait à partir d'une macération de foie et de
coeur de canard. |
La
publication, dans les revues scientifiques, du moindre article
concernant
l'homéopathie suscite inévitablement une
impressionnante moisson de critiques
et d'articles contradictoires. Les chercheurs qui évoquent
la
possibilité que les remèdes en haute dilution
aient des effets bien réels et
qui tentent de formuler des hypothèses expliquant le
phénomène sont souvent
stigmatisés par la communauté scientifique. Ils
ont soudainement du mal à
trouver du financement et les éditeurs de journaux
scientifiques hésitent à
publier leurs articles.
À
l'heure actuelle, plusieurs des pistes qui ont
été explorées pour tenter
d'expliquer le mode d'action des remèdes en haute dilution
s'apparentent
davantage à la physique quantique ou à la chimie
moléculaire qu'à la biologie.
Par exemple, des chercheurs ont découvert en 2001
que les dilutions
successives provoquaient l'agrégation des
molécules plutôt que leur dispersion
uniforme. Cela pourrait expliquer les résultats souvent
imprévisibles des essais cliniques et en laboratoire qui
tourmentent les
théoriciens.
Une
autre recherche, d'origine suisse, publiée en
mai 2003, a conclu que même
après des dilutions
répétées, on pouvait identifier, par
thermoluminescence,
une eau qui avait été en contact avec une
substance diluée jusqu'à ne plus être
« chimiquement »
présente dans cette eau. Mais, qu'il
soit question de « mémoire de
l'eau », de
« rémanence » ou
« d'empreintes
électromagnétiques », les
théories avancées sont encore mal
reçues par la communauté scientifique.
Dans
l'état actuel de la recherche, on ne peut conclure
assurément à l'efficacité ou
non de l'homéopathie pour le traitement de
problèmes de santé spécifiques. Par
contre, le fait qu'elle donne souvent des résultats positifs
(voir la section Applications
thérapeutiques), qu'elle n'entraîne pratiquement
pas d'effets indésirables, que
l'on puisse y avoir recours en même temps que l'on consulte
en médecine
classique, et que les remèdes homéopathiques
coûtent relativement peu cher
portent à croire que c'est une approche qui
mérite de continuer d'être
explorée.

Les
homéopathes soutiennent qu'une personne souffrant de
n'importe quel trouble de
la santé peut bénéficier d'un
traitement homéopathique puisque, selon cette
approche, si le traitement n'entraîne pas toujours la
guérison, il peut au
moins ralentir la progression de la maladie, en atténuer les
symptômes ou
renforcer l'organisme quand il doit affronter les assauts
répétés d'une maladie
incurable. L'homéopathie conviendrait aussi bien aux
situations aiguës qu'aux
maladies chroniques, bien qu'il semble que l'on consulte plus souvent
un
homéopathe dans le deuxième cas, et
généralement après avoir
été déçu à
quelques reprises des résultats obtenus à la
suite des traitements de la
médecine classique. Certains auteurs ont
allégué que des patients
ayant recours à l'homéopathie pourraient
négliger les traitements proposés par
la médecine classique. Cependant, les résultats
d'une étude californienne
indiquent que de recourir à l'homéopathie
n'empêche pas de consulter en
médecine classique.
Même
si on ne dispose d'aucune théorie scientifique
complète permettant d'expliquer
le mode d'action des remèdes homéopathiques,
plusieurs essais cliniques avec
groupe témoin ont été menés
afin de tester l'efficacité de ces types de
préparations. Chacun des essais dont on publie les
résultats suscite une
multitude de commentaires et de critiques quant à la
méthodologie utilisée, au
nombre de sujets, au type d'intervention homéopathique, etc.
Plusieurs revues
systématiques et méta-analyses ont aussi
été
publiées dans des revues et journaux médicaux et
présentent des conclusions
contradictoires quant à l'efficacité de
l'homéopathie. À l'heure actuelle, il
est impossible de dégager de ces résultats une
preuve incontestable de
l'efficacité ou de l'inefficacité de
l'homéopathie pour des interventions
médicales spécifiques. Dans certains cas, les
résultats d'études similaires
sont même diamétralement opposés.
Mentionnons
que dans la très grande majorité des cas, les
auteurs des études qui suivent
mentionnent que vu le petit nombre de recherches et certaines lacunes
méthodologiques, d'autres recherches bien
contrôlées seront nécessaires afin de
confirmer l'efficacité potentielle des
médicaments homéopathiques qui ont
été
testés.
Soulager
les patients atteints de cancer. Une revue
systématique visant
à évaluer l'efficacité des traitements
homéopathiques, utilisés seuls ou avec
d'autres thérapies, a été
publiée en 2006. Les auteurs ont inclus six
études, dont cinq essais cliniques randomisés et
un essai non randomisé avec
groupe contrôle, le tout portant sur un total de
336 patients. Dans cinq
de ces essais, des effets positifs furent observés
à la suite des traitements
homéopathiques, comme une réduction de
l'inflammation de la bouche induite par
la chimiothérapie, des réductions de
l'hyperpigmentation et de la chaleur de la
peau durant la radiothérapie et une amélioration
de la santé générale et de la
qualité de vie.
Contribuer
au rétablissement postopératoire des fonctions de
l'intestin. Les auteurs
d'une méta-analyse publiée en 1997 ont
relevé six essais cliniques
qui incluaient un groupe placebo ou un groupe contrôle
portant sur les effets
de l'homéopathie dans le traitement des iléus
postopératoires (arrêt complet
des contractions normales de l'intestin assurant le mouvement des
aliments).
L'iléus postopératoire s'observe
généralement à la suite d'une
chirurgie
intra-abdominale ou gynécologique, et peut causer une
augmentation de la
douleur postopératoire, un retard dans la reprise de
l'alimentation et des
risques accrus de complications. Les résultats de la
méta-analyse, incluant au
total 776 patients, indiquent qu'un traitement
homéopathique permet de
réduire le temps requis pour le retour à la
normale des contractions
intestinales, comparativement à un traitement placebo.
Aucune autre étude
contrôlée n'a été
publiée sur le sujet depuis cette méta-analyse.
Soulager
les enfants souffrant de diarrhée. Les auteurs
d'une méta-analyse
publiée en 2003 ont relevé trois essais
cliniques, portant
sur les effets de l'homéopathie dans le traitement de la
diarrhée. Selon les
résultats de ces études, incluant au total
242 enfants âgés de six mois à
cinq ans, la durée des diarrhées des enfants
ayant reçu un traitement
homéopathique a été réduite
de 15 % à 20 % par rapport au groupe
placebo.
Soulager
les symptômes de l'ostéoarthrite et de l'arthrite
rhumatoïde. Quelques
études ont été publiées sur
l'efficacité de l'homéopathie pour
réduire les
douleurs et les symptômes de l'ostéoarthrite.
En 2001, une revue
systématique a répertorié quatre
essais cliniques randomisés dont la qualité
méthodologique était excellente, selon les
auteurs, comprenant un total de
406 patients. Deux de ces essais ont
présenté des preuves
concluantes pour ce qui est de l'efficacité de
préparations homéopathiques en
comparaison à des médicaments classiques. La
troisième étude
concluait que l'administration d'une préparation liquide
homéopathique par voie
orale (Rhus toxicodendron) était moins
efficace que la prise d'une
médication classique pour réduire la douleur.
Finalement, la
dernière étude, qui comparait un gel
homéopathique local à un gel classique
d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, a conclu que
le gel homéopathique
possédait une efficacité au moins
équivalente au produit classique.
À partir de ces résultats, les auteurs estiment
que l'homéopathie pourrait
s'avérer un traitement utile face à
l'ostéoarthrite, mais qu'il faudra d'autres
études pour s'en assurer.
En
ce qui concerne l'arthrite rhumatoïde, une
revue systématique publiée
en 2000 a relevé trois essais cliniques portant sur
un total de
266 patients. Bien que ces essais aient rapporté
certains
effets bénéfiques, les auteurs ont
mentionné qu'aucune conclusion définitive ne
pouvait être formulée, en soulignant le peu
d'études publiées à ce sujet. Plus
récemment, un essai clinique randomisé, a
porté sur
112 sujets souffrant d'arthrite rhumatoïde et prenant
des
anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des
médicaments antirhumatismaux. Les
chercheurs ont comparé les effets de l'ajout d'un traitement
homéopathique et
d'un placebo sur deux périodes de trois mois en
chassé-croisé. Contre toute
attente, les traitements homéopathiques ont induit des
réductions de la douleur
moindres que le placebo. Des études
supplémentaires seront nécessaires afin de
clarifier ces résultats contradictoires.
Contribuer
au soulagement des symptômes de la fibromyalgie.
Deux études bien
contrôlées évaluant les effets de
l'homéopathie chez des sujets souffrant de
fibromyalgie ont été publiées. Elles
d.montrent que l'homéopathie pourrait être
une méthode alternative efficace et sécuritaire
pour soulager ces personnes. Un
premier essai clinique randomisé en
chassé-croisé a évalué les
effets d'un mois de traitement homéopathique (Rhus
toxicodendron 6c),
comparativement à un placebo, chez 30 patients. Les
résultats ont démontré
une réduction de 25 % du nombre de points
douloureux pour le groupe
expérimental comparativement au groupe placebo.
Près de la moitié des sujets du
groupe expérimental ont rapporté une plus grande
amélioration en ce qui a trait
au sommeil ou à la douleur, par rapport au groupe placebo.
Cependant, certaines
faiblesses ont été observées dans
cette étude, dont le fait que les résultats
obtenus sur des échelles visuelles analogues pour le sommeil
et la douleur ont
été combinés et qu'aucune
période de transition n'a été
utilisée entre les deux
périodes de traitement.
Un
second essai randomisé, portant sur 62 patients,
est arrivé à
des conclusions similaires. Les résultats indiquent que des
traitements
homéopathiques d'une durée de trois mois
pourraient, comparativement à un
placebo, engendrer une amélioration des symptômes
de la fibromyalgie comme la
réduction du nombre de points douloureux et de douleur
ressentie à la
palpation, et l'amélioration de la qualité de vie
et de la santé globale.
Contribuer
au traitement et à la prévention des infections
des voies respiratoires
supérieures (otite, sinusite, pharyngite, amygdalite).
En ce qui concerne
ces affections, les résultats sont plutôt
contradictoires, certaines études
faisant état de résultats fort prometteurs,
d'autres, très décevants.
Voici
d'abord les résultats prometteurs. Une
étude d'observation publiée
en 2001, menée auprès de
456 sujets, incluant des adultes et des
enfants souffrant de troubles des oreilles ou des voies respiratoires
supérieures ou inférieures, a comparé
les effets d'un traitement homéopathique
à ceux des traitements classiques employés dans
de tels cas. Les
résultats indiquent que l'homéopathie pourrait
être plus efficace que les
traitements classiques. Après 14 jours de
traitement, le taux de guérison
ou d'amélioration majeure était de
82,6 % chez les sujets traités par
l'homéopathie contre 68 % chez ceux
traités en médecine classique. Quant
aux effets indésirables, leur taux était de
7,8 % dans le premier groupe
contre 22,3 % dans le second.
Les résultats d'une étude ouverte
randomisée portant sur
169 enfants âgés de moins de
10 ans ayant une infection des voies
respiratoires supérieures, indiquent que des traitements
homéopathiques
administrés pendant 12 semaines pourraient
être efficaces dans la
prévention de ces infections en réduisant la
gravité et la durée des symptômes,
comparativement aux sujets du groupe contrôle (liste
d'attente).
Enfin, les résultats de deux essais randomisés
menés auprès d'un total de
108 enfants souffrant d'otite moyenne aiguë ou
sécrétoire
laissent supposer que l'homéopathie pourrait contribuer
légèrement au
traitement de cette affection en diminuant les symptômes.
Voici
les études ayant démontré des résultats
négatifs. Un essai randomisé
évaluant les effets de traitements homéopathiques
sur une période d'un an chez
170 enfants souffrant d'infections des voies respiratoires
supérieures
récurrentes n'a révélé
aucun effet sur la gravité des symptômes ni sur la
prise
d'antibiotiques, comparativement à un placebo. Les
résultats d'un autre essai
clinique randomisé portant sur 251 enfants
âgés de moins de
10 ans ayant une infection des voies respiratoires
supérieures, démontrent
que des traitements homéopathiques administrés
deux fois par semaine pendant
12 semaines n'ont pas eu d'impact sur la prévention
de ces infections, la
durée des symptômes ou l'usage de
médicaments, comparativement au placebo.
Contribuer
au traitement de la grippe (influenza). Une revue
systématique publiée
en 2006 avait comme objectif d'évaluer
l'efficacité de l'Oscillococcinum,
un traitement homéopathique populaire dans la
prévention et le traitement de la
grippe. Sept essais cliniques randomisés ont
été inclus :
quatre évaluant les effets du produit en tant que traitement
(1 194 participants), et trois évaluant
ses effets préventifs
(2 265 participants). Les auteurs concluent que
l'Oscillococcinum pourrait
avoir un effet modéré dans le traitement de la
grippe (réduction du temps
d'infection de 0,26 jours). Par contre, il n'y aurait pas de
preuves de
son efficacité pour prévenir la grippe.
Réduire
les symptômes de rhinite allergique (rhume des foins).
Une revue
systématique publiée en 2006 a
regroupé sept essais cliniques randomisés.
Tandis que les résultats de trois de ces essais indiquent
que
l'homéopathie pourrait être
bénéfique en diminuant les symptômes et
en
améliorant la qualité de vie des sujets, les
résultats négatifs des quatre
autres contrebalancent cette hypothèse.
Contribuer
au traitement de l'asthme chronique. Une revue
systématique publiée
en 2004 a répertorié six essais
cliniques randomisés avec placebo
(regroupant 556 adultes et enfants). Un seul des essais a
fait état d'une réduction de la
gravité des symptômes en comparaison avec le
groupe placebo.
Soulager
les douleurs à la suite d'une chirurgie. Les
quelques essais randomisés qui
ont évalué les effets de l'homéopathie
sur les niveaux de douleur induits par
une chirurgie présentent des résultats
contradictoires. Les résultats de deux
essais randomisés contrôlés par placebo
indiquent que l'homéopathie peut
procurer une réduction de la douleur chez des sujets ayant
subi des extractions
dentaires de routine; par contre, deux autres essais
n'ont révélé aucun effet
auprès de patients ayant été soumis
à des extractions
de dents de sagesse. Des résultats similaires ont
été observés chez des sujets
ayant subi une chirurgie du canal carpien : une diminution des
niveaux de
la douleur comparativement à un placebo dans un essai
randomisé
publié en 2002; aucun effet dans un second essai
publié
en 2003. Enfin, les résultats d'un essai
randomisé évaluant
les effets de l'homéopathie chez des femmes subissant une
hystérectomie n'ont
pas démontré que des traitements
homéopathiques pourraient être efficaces pour
réduire les niveaux de douleur, comparativement à
un placebo.
Prévenir
les céphalées et les migraines. Une
revue systématique de la littérature
scientifique, publiée en 1999, a
répertorié quatre essais
cliniques randomisés avec groupe placebo. Un seul d'entre
eux a permis
d'observer des effets bénéfiques de
l'homéopathie comparativement à un placebo
(réduction de la consommation d'analgésiques et
de la fréquence, de l'intensité
et de la durée des maux) .
Contribuer
au traitement de la dépressionet des désordres
dépressifs. Une revue
systématique, incluant deux essais cliniques
randomisés, a été publiée
en 2005. Un seul des deux essais a permis d'observer des
effets positifs.
Réduire
les niveaux d'anxiété. Une revue
systématique publiée en 2006 a
répertorié huit essais cliniques
randomisés portant sur un total de plus de
450 sujets. Ces essais, de qualité variable, ont
révélé des
résultats contradictoires. Les auteurs ont
observé que plusieurs études
d'observation et des études non
contrôlées mentionnaient des effets positifs
dans le traitement de l'anxiété, ainsi qu'un haut
taux de satisfaction chez les
patients. Mais étant donné l'absence de groupe
contrôle, il est difficile
d'évaluer à quel point ces résultats
pourraient être attribuables
spécifiquement à l'homéopathie.
Aider
les enfants atteints du trouble de déficit de l'attention
avec ou sans
hyperactivité. Deux essais cliniques
randomisés ont été publiés
à ce sujet
et présentent des résultats contradictoires. Le
premier, un essai en
chassé-croisé avec placebo de
12 semaines, a porté sur 62 enfants
âgés de 6 ans à
16 ans qui avaient déjà obtenu une
amélioration d'au
moins 50 % de leurs symptômes à la suite
d'un traitement homéopathique.
Les résultats indiquent que les traitements
homéopathiques ont amené des effets
positifs statistiquement significatifs sur les symptômes les
plus importants du
trouble de déficit de l'attention avec ou sans
hyperactivité (impulsivité,
inattention, hyperactivité, sautes d'humeur rapides, etc.)
comparativement au
placebo. Le second essai, un essai pilote, a comparé les
effets de
l'homéopathie à ceux d'un placebo chez
43 enfants de 6 ans à
12 ans. Après 18 semaines, les enfants des
deux groupes
présentaient des améliorations de leurs
comportements, mais aucune différence
significative ne fut observée entre les deux groupes.
Réduire
les pertes sanguines à la suite de l'accouchement.
Un essai clinique
randomisé avec groupe placebo visant à
évaluer les effets de l'homéopathie sur
les pertes sanguines légères à la
suite de l'accouchement est actuellement en
cours et inclut au total 210 femmes enceintes. Les
résultats préliminaires
des 45 premières femmes ont
été publiés en 2005. Ils
indiquent que les taux d'hémoglobine des femmes du groupe
expérimental sont
restés stables 72 heures après
l'accouchement, tandis que ceux du groupe
placebo ont baissé significativement. Aucun effet secondaire
n'a été rapporté.
Ces résultats, qui ne sont toutefois que
préliminaires, indiquent que
l'homéopathie pourrait contribuer à
réduire les saignements à la suite de
l'accouchement.
Réduire
les symptômes de la ménopause. Les
résultats de certaines études non
contrôlées démontrent que
l'homéopathie pourrait avoir des
effets positifs sur différents symptômes de la
ménopause comme la fréquence et
l'intensité des bouffées de chaleur, la fatigue,
les changements d'humeur, la
qualité de vie et les niveaux
d'anxiété. Cependant, seulement deux essais
cliniques randomisés portant sur cette
problématique ont été
publiés à ce jour.
Dans les deux cas, ils portaient sur des femmes ayant
survécu à un cancer du
sein et rapportant avoir au moins trois bouffées de chaleur
par jour. Le
premier, un essai pilote regroupant 83 femmes a
évalué les
effets, soit d'un traitement homéopathique
individualisé, soit de la prise d'un
complexe homéopathique, soit d'un placebo. Après
un an de traitement, les
femmes des deux groupes ayant reçu des traitements
homéopathiques avaient une
meilleure perception de leur santé
générale comparativement aux femmes du
groupe placebo. Cependant, aucune différence ne fut
observée concernant la
fréquence et l'intensité des bouffées
de chaleur entre les trois groupes. Un
autre essai pilote randomisé, portant sur
53 femmes, n'a pu
observer d'améliorations significatives, que ce soit au
sujet de la perception
du bien-être, de la qualité de vie ou des
symptômes de ménopause
Soulager
le syndrome prémenstruel. Un petit essai clinique
(dix femmes) publié
en 1994, et inclus dans une revue systématique
publiée
en 2001, n'a pas démontré de
supériorité du traitement
homéopathique
comparativement à un placebo pour soulager les femmes
souffrant du syndrome
prémenstruel. Un second essai clinique randomisé,
portant sur 20 femmes âgées
de 20 ans à 49 ans et ayant
reçu une seule dose d'homéopathie, a
été
publié plus récemment. Les femmes
traitées présentaient une
diminution de leurs symptômes, tandis qu'aucune
différence n'a été observée
chez celles du groupe placebo.
Réduire
les symptômes des patients atteints du virus de
l'immunodéficience humaine
(VIH). Les auteurs d'une revue systématique
publiée
en 2005 n'ont pu relever que deux essais cliniques
randomisés ayant évalué
les effets de l'homéopathie chez des patients atteints du
VIH. Des résultats
positifs furent observés dans l'un de ces essais portant sur
un
total de 100 personnes atteintes du VIH
(50 asymptomatiques et
50 symptomatiques, au stade III de la maladie). Le
nombre de
lymphocytes T, dont le rôle est de combattre la
maladie, des sujets
symptomatiques traités en homéopathie a
augmenté, tandis qu'aucun effet n'a
été
observé avec le placebo. Le second essai a porté
sur
12 sujets atteints du VIH ayant eu une perte de poids d'au
moins
2,25 kg. Chez les cinq sujets ayant
complété le protocole, le traitement
homéopathique a induit une hausse du pourcentage de gras
corporel et une
diminution des symptômes de stress, comparativement au
placebo.
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Section
Applications thérapeutiques Septembre 2006 |
On
retrouve deux approches principales en
homéopathie : l'approche uniciste
et l'approche par complexes. Selon les
préceptes de l'homéopathie
uniciste, ou classique, (voir l'article de Christian
Calvé), l'homéopathe doit tenter de
trouver un médicament, et un seul, qui
corresponde à l'état de son patient. La
première visite chez un homéopathe
uniciste pourra durer d'une à deux heures. Le patient sera
invité à donner une
foule de détails sur ses symptômes et sur la
manière dont ils se manifestent,
de même que sur ce qui les soulage ou les aggrave.
Il s'agit
pour l'homéopathe de
dresser un tableau, aussi précis que possible, de la
« constitution »
du patient et de ses symptômes afin de trouver le
remède homéopathique dont la pathogénèse
corresponde le mieux à sa situation. Ce
médicament unique sera alors prescrit
pour une période de deux à six semaines,
après quoi le praticien évaluera de
nouveau la condition du patient et, au besoin, pourra prescrire un
autre
remède, ou le même remède
préparé à un autre degré de
dilution. L'approche
uniciste est particulièrement bien adaptée
à des problèmes chroniques.
L'autre
approche privilégie la prescription de plusieurs
remèdes à la fois ou alors d'un
remède complexe. Ces complexes renferment
plusieurs éléments permettant
de faire face à un type de syndrome particulier, et sont
surtout destinés à
l'automédication. On en trouve notamment pour la
prévention ou le traitement du
rhume ou de la grippe, des allergies respiratoires, des douleurs
arthritiques,
etc.
Mentionnons
également la prescription de crise qui
consiste à administrer un remède
à basse dilution à intervalles
rapprochés pour combattre une crise aiguë ou une
agression ponctuelle clairement identifiée (une contusion
ou une foulure, par exemple).
Au
Canada, si votre homéopathe est un médecin, la
consultation sera entièrement
couverte par le filet social. Il ne restera qu'à assumer le
coût du remède qui
n'est généralement pas très
élevé. En France, l'État rembourse un
pourcentage
du coût des consultations et des médicaments.
Certains régimes d'assurance
privés remboursent les honoraires de l'homéopathe
et le coût des médicaments,
mais cette pratique n'est pas encore très
répandue.
Au
Québec, le Syndicat professionnel des homéopathes
du Québec (SPHQ) tient un
registre de ses membres actifs. Ces derniers sont
généralement des homéopathes
qui ne sont pas diplômés en médecine.
Il n'existe pas, à notre connaissance, de
liste officielle de médecins pratiquant
l'homéopathie au Québec. Ils sont
relativement peu nombreux à le faire, et le
Collège des médecins n'encourage
pas cette pratique.
Au
Québec, l'homéopathie n'a pas encore un statut de
profession reconnue. Le Syndicat
professionnel des homéopathes du Québec (SPHQ) y
travaille toutefois depuis
quelques années. Quant aux médecins
québécois qui désirent pratiquer
l'homéopathie, ils le font
généralement discrètement puisque leur
corporation
professionnelle y pose des limites importantes : un
médecin aurait le
droit de traiter un patient par l'homéopathie uniquement
après avoir épuisé
toutes les solutions possibles proposées par la
médecine classique.
En
accord avec l'International Council for Classical Homeopathy, le SPHQ
estime
qu'il faut environ 1 500 heures de cours pour former
un bon
homéopathe. Cependant, en l'absence de
réglementation officielle, au Québec,
rien ne garantit que la personne qui se présente comme
homéopathe a bel et bien
reçu une telle formation. Par contre, tous les membres du
SPHQ ont
nécessairement complété cette
formation minimale ou l'équivalent.
En
Europe, l'homéopathie est enseignée dans les
facultés de médecine et divers
programmes s'adressent tant aux non-médecins qu'aux
médecins. On peut y obtenir
une formation sommaire d'environ 40 heures, mais
également une formation
complète de clinicien nécessitant de deux
à trois ans d'étude à temps plein.
À
l'échelle internationale, l'International Council for
Classical Homeopathy
établit les normes minimales de l'enseignement
destiné à former des cliniciens.
Beaucoup
de livres, en plus de présenter les bases de
l'homéopathie, se veulent des
guides pratiques. Voici quelques titres.
Frochisse
Pascal. Je me soigne par l'homéopathie,
Homéomédia, France, 1996.
Horvilleur
Alain. Guide familial de l'homéopathie,
Collection Le livre de
poche pratique, Hachette, France, 1981.
Lockie
Andrew. Encyclopédie de
l'homéopathie, Éditions
Hurtubise,
Canada, 2001.
Servais
Philippe (Dir). Larousse de l'homéopathie,
Larousse, France,
2000.
Tan
Hon Nguyen, Nowak Jean-Paul. Homéopratique
- Enfin! l'homéopathie
vraiment pratique, Éditions Octale,
France, 1988
|
Recherche et
rédaction : Pierre
Lefrançois et Léon René de Cotret |
| Source : http://www.passeportsante.net/ | Haut de page |