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Le trail du Cro Magnon - Philippe Gaudillat (L'Blueb) |
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Pour les courageux ca commence :
Vendredi midi
Juin a souvent été ces dernieres années le théatre d'un rassemblement
majeur du zoo (http://www.sportnat.com/zoo/) autour d'un ultra trail
(GTC, Mercantour, ...) Ayant pour la première fois réussi à m'organiser
en conséquence, c'est frétillant et tout heureux, ce vendredi midi, que
j'accueille la Souris et le Festnoz , avec qui je vais partager le
trajet qui nous amènera du côté de Cap d'Ail. Tout se passe dans une
ambiance de franche rigolade, même si mes copilotes découvrent avec
effroi mes gouts musicaux, aussi "seventies" que ma paire de skis
;-)))
On n'a pas beaucoup de marge : il est 17h15 lorsque nous abordons la
descente sur Monaco en sortant de l'A8 et le dernier bus doit partir à
18h... 5' plus tard, après 50m dans le bouchon, à la faveur de la forte
descente et d'une seconde d'inattention, je percute l'arrière d'une VW
immatriculée en Allemagne... le conducteur (turc) qui en descend ne
veut rien entendre et réclame la police ;-))) Bref on n'a plus de marge
du tout... Souhaitant abréger, je lui laisse ma carte d'identité en
otage,
nous échangeons nos coordonnées, ... affaire à résoudre...ca commence
bien ce week-end... Il est quasiment 19h lorsque nous rejoignons le
reste de la troupe au point de départ des cars coincés dans les
bouchons eux-aussi ... oufff on a chaud sur ce coup là ;-))
Nous retrouvons là le Dingo, la Tortue, Félix le chat, le Bourrin et
deux copains du Dingo, Cyril et Alain. Il faut presque autant de temps
pour quitter Monaco et après 2h30 de car - petit SMS sympa du toutou au
passage -, nous arrivons de nuit à Limone, point de départ de ce Grand
Raid... J'installe la tente comme prévu à côté de celle de Jean Charles
(LTDB), sur l'emplacement réservé aux "coui%§$llus" , cad sous le
réverbère ... avant d'aller prendre un repas longtemps attendu ;-))
L'air est vif, ca va "peler" et je ne regrette pas d'avoir pris mon
duvet sarcophage . Je me couche en ayant encore faim : pas grave , j'ai
des réserves ;-))
Samedi matin, 4h,
dringggg,
vu l'humidité et le froid ambiants c'est dur de sortir d'un duvet bien
chaud. je m'habille en claquant des dents, crème nok sur les pieds, je
plie la tente et je constate avec effroi qu'il n'y a pas de petit dej
de prévu... je rale mais bon, j'aurais pu me renseigner avant... En
raison des chutes de neige de la fin de semaine, le départ prévu à
l'origine de Limone (1000m) a été déplacé au pied des pistes de ski de
Limone (1400m) et retardé de 5h à 6h. La première partie de
l'itinéraire prévu sera ainsi shuntée , économisant 12km et plus de
1000mD+. Au total la Cro-Magnon 2006 est estimée à 92km et 4000mD+ (au
lieu de 102km et 5200mD+ prévus)...Bref nous attendons en tenue de
coureur que le car chargé de transporter les coureurs au départ
effectuent ses A/R ; je dois avouer que même sur le
Raid28 je n'ai jamais eu aussi froid que pendant ces 45'
d'attente..5h40 le bus nous dépose au point de départ ; je profite du
bar en toute hâte pour déguster un petit café/croissant.Je dépose mon
sac de change pour le ravitaillement de mi parcours (Authion), puis je
rejoins les zanimos dans le sas de départ , initialisation de la puce,
par contre il est surprenant de constater l'absence de debriefing (peut
être sommes nous arrivés trop tard sur le lieu de départ) , et de
controle du sac...
En passant voici une petite idée de l'équipement du (futur) cromagneux :
- asic trabucco quasi neuves (12 heures d'utilisation)
- chaussettes rywan stop ampoules
- cuissard
- 2 tee shirt techniques manche courte l'un sur l'autre (je retirerai
l'un d'entre eux au bout de 20')
- coupe vent (je ne le porterai que pour la 1ere ascension et les
sommets /crètes les plus ventées)
- casquette
- batons dk
- gants en soie + gants cyclistes
- sac dk5l+poche 5L
- 4 gels 20gr overstim
- overstim malto+hydrixir (75gr/l)
- poche a eau 2L
- 1 bidon de 500ml de coca rempli à chaque ravitaillement
- 1 tube de sporténine
- appareil photo
- téléphone
- 2 frontales tikka/zipka empruntées au festnoz et à la tortue
- 1 couverture de survie
- 1 sifflet
- 1 tee shirt manche longue kikourou pour la nuit (authion)
- 1 tee shirt de rechange (authion)
- 1 paire trail addidas (authion)
6h, il fait jour, le départ est donné...
La route serpente la montagne mais rapidement la plupart des coureurs montent "dré dans l' pentu" en coupant les lacets. Le Troll et le Dingo sont partis en éclaireur, le reste de la bande la jouant relativement "groupier"...
Perso
je suis fidèle à ma stratégie habituelle, à savoir sage et en dedans ;
on aura largement le temps de hausser le rythme si les voyants sont
toujours au vert dans quelques heures... Nous trouvons quelques névés
au col de Tende mais on est loin des quantités de neige annoncées...Je
fais maintenant chemin avec la Tortue et la Souris, puis cette dernière
part devant et je me fait une petite tranche de course avec l'homme à
la carapace ;-) Un première descente pentue mais pas trop
technique nous permet de rejoindre l'itinéraire d'origine, autour de
Castérino. De là nous rejoignons le premier ravitaillement en
empruntant
d'abord une route, puis un chemin carrossable...
Fort de la Minière [9h10, 24km?]
je fait le plein de ma poche à eau (je n'ai bu qu'1L en 3 heures),
remplit mon bidon de coca et je déguste 2 sandwiches au jambon et
quelques amuses gueules.. bref je prends mon temps. Au moment de
repartir, je croise L'Bourrin, super motivé, qui a l'air bien, même
s'il semble un peu décu du raccourci proposé par l'organisation. Je
repars en direction du Pas de la Nauque, superbe grimpette au milieu
d'une foret de sapin ; au milieu de l'ascension une très jolie
clairière nous permet d'entrevoir le col qui surplombe un joli névé
encore bien présent. Je sens que j'ai élevé un peu le rythme par
rapport au début de course mais je reste raisonnable . Au passage du
Pas de la Nauque, je rejoins la Tortue qui, partie avant moi du ravito,
prends des photos .
Le paysage est fantastique : on est en maintenant en plein dans la
Cromagnon ! Nous cheminons désormais sur les Crêtes de Vespeï, et c'est
toujours aussi beau ! La souris n'a pas l'air au mieux et décide d'un
arrêt technique.
Je continue mon chemin avec le carapacé jusqu'aux Cornes de Bouc
(2475m). Je remets mon coupe vent pour la descente cassante qui nous
amène vers un petit lac un peu plus bas. Plus loin, la Souris qui a
fait des progrès en descente nous rattrappe !
Nous sommes partis depuis maintenant 6 ou 7 heures et dans une descente
je prends d'abord sans m'en apercevoir un peu d'avance sur mes
compagnons ; puis le chemin remonte peu après et au bout d'un moment,
je m'apercois que je ne suis plus suivi . A bientôt amigos ! S'en suit
une longue traversée à flanc de montagne avec quelques raidillons et de
longs passages pour relancer, beaucoup de cailloux, mais ca c'est le
Sud ;-) Un dernier petit col et c'est la plongée hyper roulante vers
l'Authion , 2ème ravitaillement situé quasi à mi parcours
Authion [13h48, 46km],
je suis accueilli par l'Antilope, que je suis bien content de trouver
ici et qui m'aide à ne pas semer toutes mes affaires ;-)). Le Dingo et
le Trailer sont sur le départ . Ca fait du bien d'échanger quelques
mots et de prendre des nouvelles à ce moment . Je fais le plein coté
poche à eau et côté estomac (1 soupe, 1 assiette de pâte, 1 ou 2 verres
de coca, ...) ; puis je change mon tee shirt et j'abandonne la place à
la Tortue qui arrive à son tour . En 20' d'arrêt , j'ai été un peu fort
côté ravito et j'ai un peu de mal à relancer la machine ; d'autant plus
que le chemin reprend de la hauteur assez rapidement . Le profil est
assez accidenté ; le cheminement à flanc demontagne a le don de mettre
la pression sur le compartiment interne de mon genou arthrosé et de
réveiller une douleur que je n'avais pas ressentie ces derniers temps.
Le mal persistant, des images et idées négatives commencent à envahir
mon esprit... Je fais alors une petite halte dans une clairière sympa
pour discuter avec le Zèbre qui vient aux nouvelles, mon estomac
commence à s'alléger un peu après le ravito pantagruellique que je me
suis offert ;-) la douleur au genou disparait ... et ne reviendra plus
d'ici l'arrivée ! Me voyant assis sur un tronc d'arbre, une concurrente
m'annonce quasiment son numéro de dossart avant de s'apercevoir que je
ne suis pas controlleur ;-)) ben ca prouve que je dois encore paraitre
frais ;-) Je repars et amorce bientôt la longue descente (1500mD-) qui
m'amènera bientôt à Sospel ; l'altitude baisse et conjuguée à une
allure assez soutenue, je commence à avoir bien chaud ;-) le sentier
caillouteux à souhait est piégeux : je manque à 2 ou 3 reprises de
faire un plat en butant dans une pierre émergent du sol ; je constate
également sur ce type de terrain les limites de mes chaussures de
trail,
la semelle n'etant pas tout à fait assez rigides pour masquer
completement les appuis sur certains cailloux pointus ; un chemin plus
large laisse ensuite la place à une route, avant un dernier passage en
forét qui nous amène dans les premieres maisons de Sospel...
A
quelques hectomètres du ravitaillement, je suis surpris de
tomber sur le Trailer des Bois : son air dépité en dit long , il n'ira
pas plus loin, ayant laissé ses quadriceps dans la longue
descente...Connaissant l'historique de ses aventures ultra, j'ai les
boules pour lui, essaie de le motiver à repartir, mais rien n'y
fait je crains que notre ami, le trailer, ne soit en train de faire ses
derniers pas sur un ultra officiel...
Sospel [16h50, 62km]
J'accompagne Jean Charles en marchant jusqu'au ravitaillement où nous
retrouvons Ray, l'Antilope et Mme Bourrin. Les "filles" sont toujours
aussi attentionnées et leur présence est un sacré remontant pour un
ultracoureur fourbu...Une assiette de purée et 2 verres de coca plus
tard, je quitte Sospel regonflé à bloc... J'attaque la montée d'un bon
rythme après avoir pris un gel ; la pente est soutenue et au bout de
10'/15' je commence à éprouver de grosses difficultés ; je baisse le
rythme et suis maintenant dépassé régulierement par des coureurs, ce
qui ne m'était quasi jamais arrivé depuis le début de la course...La
première grimpette (300mD+) va m'épuiser ; la seconde va finir de
m'achever ;-) Après une petite descente pénible à souhait ou ma
cheville se tord (l'effet de la fatigue ?) violemment, la pente
reprend, et je me retrouve rapidement sans force cloué au sol; je
regarde mon cardio m'attendant à trouver une valeur énorme : Quoi ???
104 BPM !!! Qe se passe t'il ? Est ce une hypo ? Suis je épuisé ? Je
m'assied à l'ombre sur un rocher en pleine pente ; un coureur italien
est là également quasi dans le même état...je ne comprend pas ce qui
m'arrive...Je décide de prendre un gel et d'attendre des meilleures
sensations. 20' plus tard, je repars tout doucement...miracle je bouge
! Je gagne tout doucettement le col de Castillon, ragaillardi mais ne
criant pas encore victoire, il reste du chemin... Au col, l'Antilope
est là une nouvelle fois et elle voit bien, montre à la main que j'ai
eu un petit souci : pas loin de 1h45 pour faire 5km... Je bois
plusieurs gorgées à la fontaine : génial cette eau fraiche ! Quelques
minutes plus tard ,
l'antilope m'appelle sur mon portable et me signale la Tortue à 3' et
le Dingo à 10' (tiens d'où sort il celui là , je le croyais devant et
je ne l'ai jamais doublé !! ) . Sentant que les jambes reviennent peu à
peu, je décide de ne pas m'arrêter et de les attendre au prochain
ravitaillement prévu dans 5 ou 6 kilomètres. J'alterne de nouveau
marche rapide et course, et rattrappe ainsi plusieurs coureurs,
étonnés, qui m'avaient vu à l'agonie 1heure auparavant ;-) L'Electron
me passe un ch'tit coup de fil depuis StGemme et j'en profite pour lui
donner quelques nouvelles de la bande...J'approche du ravitaillement
lorsque je percois un souffle dans mon dos, souflle causé par un
coureur à l'attaque dans le chemin caillouteux et dont le planter de
baton vigoureux transperce le silence de la montagne. Je me retourne et
vois arriver ma Tortue hilare ;-))) J'suis hyper content de le voir
arrivé mon potos et je me dis qu'on va se payer une jolie fin de course
tous les 2, si ... j'arrive à suivre notre animal, bien sur ;-) Vu le
coup de bambou que je me suis payé dans la montée du col de castillon,
je suis un peu inquiet à l'approche de la montée du Baudon, beaucoup
plus difficile...
Col des Banquettes [20h00, 74km]
Je fais le plein (overstim, coca) pour aller au bout cette fois. Puis
je craque pour une assiette de polente. 10' plus tard , toujours pas de
Dingo, nous attaquons le Baudon, la tortue en tête, et moi juste
derrière me demandant alors à quelle sauce je vais me faire manger ;-)
Le début de l'ascension ne fait pas rigoler (entre 30 et 40 %?) ; je
constate avec surprise que les jambes sont définitivement revenues .
chouette ! on aimerait bien d'une part attaquer le descente avant la
nuit, d'autre part être à l'arrivée avant minuit . alors on met la
gomme, toute proportion gardée bien évidemment. Un coureur italien,
Vittorino, nous rattrappe et nous ferons le yoyo avec lui quasiment
jusqu'à l'arrivée. Sur la fin de l'ascension, le sentier part en
traversée ascendante vers l'ouest et un dernier raidillon nous amène au
sommet, ou 2 bénévoles s'apprêtent à passer toute la nuit. 21h,
quelques photos, je sors le coupe vent et on commence la descente ; pas
facile du
tout, on pense aux coureurs qui passeront ici dans quelques heures...on
arrive sur le replat juste avant qu'il ne fasse trop sombre ; puis on
allume les frontales dans l'ascension du col de la madone, dernière
véritable difficulté, qui abrite divers emetteurs radios/télé.
Il
nous reste 2h pour boucler 12km ... c'est jouable. Nous
ouvrons la route à 2 coureurs italiens que nous venons de rejoindre au
début de la descente. Dès que le terrain le permet, nous trottinons ;
je me sens super bien et j'ai l'impression que la tortue commence à
souffrir physiquement tout en s'accrochant au courage à l'objectif que
nous nous sommes fixés au sommet de la cime du Baudon : terminer le
jour même une course que tout deux avions prévu de terminer tard dans
la nuit... nous contournons le golfe de la turbie , les rubalises se
font rares et nous sommes à 2 doigts de manquer le départ d'un sentier,
sauvés par les "adiamo,
picolo, ragaza, ..." d'un trio d'italien qui s'y est engagé 1 minute
avant nous. Je profite d'un stop rapide pour enlever le coupe vent et
changer de frontale (les piles de la 1ere était quasi HS) : ouf j'y
vois mieux ! Je rattrape la tortue qui mène un petit groupe de coureurs
transalpins et nous dévalons à bonne allure les pentes qui mènent au
ravitaillement de la Turbie.Une petite boisson chaude, quelques
échanges sympathiques avec les bénévoles...il est 11h15 et il reste
5km. Nous commencons par nous perdre dans la Turbie avant de trouver le
passage sous l'arche. Sympa cet itinéraire touristique dans la Turbie,
mais ne pourrait on pas éviter de ... remonter ? ;-) On traverse un
petit parc avant d'attaquer la descente sur le cap d'ail via le sentier
romain de la tête de chien ; la tortue s'accroche à mes basques
...Allez mon p'tit ca va le faire !! Au bout d'un moment, nous arrivons
dans les premieres maisons ; la route va droit dans la pente, au grand
damn des cuisses et des genoux (-: bon au moins on a l'impression de se
rapprocher du graal ;-)) Dernier 500m sur le front de mer toujours en
trottinant ; un dernier virage nous permet d'entrevoir l'arrivée à
150m... Il est minuit et il y a, vu l'heure tardive, finalement plus de
spectateurs que je ne l'aurais pensé . Minuit passé d'une poignée de
secondes, 18 heures d'effort... le speaker annonce nos dossards et nous
effectuons les derniers mètres la main dans la main pour une arrivée
qui a pour moi la même symbolique que celle du Raid28 ; ca faisait un
moment qu'on avait envie de faire un truc à 2 avec la tortue , ces
heures de partage et cette arrivée ont une saveur toute particulière...
bref grand moment d'émotion...
Après Course
Le Festnoz est là , arrivé depuis près de 2h, qui a fait de sacrés
progrès (à moins que ca ne soit moi qui ait regressé ;-) ) depuis notre
Grand Duc de 2003. Alain, le pote du Dingo, également qui termine 8ème,
sacré perf pour son 2eme ultra trail... On a du mal à décoller de
l'aire d'arrivée...Une douche plus tard, nous rejoignons Gé, Ray,
L'Dingo qui vient d'arriver lui aussi autour d'un plateau repas.
Dégustation de l'excellente gourdasse bleue, la seule, le vraie, la
bonne celle de not'
toutou ! 2h du matin, suite à une bonne idée de la tortue, nous allons
poser nos duvets le plus loin possible du speaker , sur le terrain de
beach volley. Du sable, le bruit des vagues, un ciel étoilé, une
température idéale, ce moment est MAGIQUE...
La journée du dimanche est consacrée aux retrouvailles entre tous les zanimos ; le Bourrin, la Souris, Félix sont arrivés dans la nuit. La gourdasse bleue fait une deuxième apparition sur les tables du petit dejeuner... Je continue la scéance de stock car en reculant dans
Après un petit bain de mer décontractant, une scéance de bronzette relaxante, un apéro réparateur, nous assistons à la remise des prix, marquée par l'hégémonie transalpine puis participons largement à la razzia du buffet offert par l'organisation ; l'estomac dans les talons, nous allons squatter la terrasse d'une pizzéria monégasqueavant de mettre le cap sur Grenoble...
Bilan
Week end génial de tout point de vue ; les petits imperfections et
désagréments du week end sont largement gommées par l'ambiance
générale, les sourires, les paroles réconfortantes, la sympathie des
bénévoles, la qualité des ravitaillements, le service continu du buffet
d'arrivée, les paysages, la dimension humaine de la course (<500
participants c'est idéal).En terme de gestion de la course, je suis
comblé : partir tranquille, terminer "fort", c'est le top ! Seul bémol,
le méga coup de massue
que je prends dans la grimpette après Sospel : sur le moment, j'ai cru
que j'étais cuit, fini et que je me trainerai jusqu'à la fin ; par la
suite, j'ai constaté qu'il n'en était rien et qu'il s'agissait
"juste" d'une coup de moins bien transitoire ; à postériori, je ne sais
pas pourquoi et ca m'ennuie un peu vis à vis de futures éventuelles
écheances ...Si je compare avec la tortue, je me suis "goinfré" donc
j'aurais tendance à ne pas croire en une hypoglycémie ; par contre, je
suis reparti après (grâce) à un arrêt prolongé et un gel...bref je ne
sais pas trop quoi penser ; entre l'arret complet et la baisse de
régime, ca doit me coûter quasi une heure ce qui n'est pas gênant vis à
vis de mes objectifs (terminer) sur une course sans contrainte horaires
; par contre , sur un truc genre Grand Duc, c'est l'assurance de passer
à la trappe...
Pour finir, je voudrais remercier l'Antilope et Ray pour leurs
"apparitions" pendant la course, mes amis coureurs et adresser une
pensée pour le Trailer, dont je comprends la déception, pour le Chamois
et le Zèbre qui nous ont manqué, et pour un Ami qui s'il me lit se
reconnaitra
Voilà le second objectif 2006 atteint, je vais prendre un peu de repos
avant de me projeter vers le prochain, devenir circadien le 23
Septembre
prochain à St Laurent...
Bravo à toi lecteur, pour cette ultra... lecture ;-)
L'Blueb
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